Qui suis-je ?

Posté le Vendredi 8 novembre 2013

Je suis une femme,  de 42ans, trans.

Puisqu’il faut en passer par quelques autres détails, je suis mariée depuis août 2003 à une femme cis américaine. Nous nous sommes toutefois séparées assez rapidement, la raison principale de notre mariage était en fait qu’elle puisse résider légalement en France.

Notre séparation ne regarde que nous, je ne m’étalerai pas sur le sujet.

Je n’ai jamais souhaité divorcé, car j’avoue sans honte que j’ai toujours apprécié la chance que j’avais de pouvoir recevoir des courriers au nom de Madame.

Comme c’est étonnant, n’est-ce-pas ? sourire.

Dans les années qui ont suivies notre séparation, je me suis peu à peu rendue compte que non seulement j’étais une femme, mais qu’en plus contrairement à ce que mon éducation hétéro-normative m’avait enseignée, je n’étais pas lesbienne, mais bisexuelle.

J’ai eu par la suite, une histoire d’amour avec un homme pour qui j’ai toujours une grande estime.

La vie a fait que le mot fin a du s’écrire sur cette histoire aussi.

De part mon histoire personnelle qui bien entendu ne s’arrête pas à ces deux histoires, j’ai des opinions assez tranchées sur le bizutage, le viol, et tout ce qui rapporte de près ou de loin à la culture du viol (prostitution, guerre, patriarcat exacerbé, …)

Grâce à ma vie commune avec une américaine, je pense m’approcher peu à peu du bilinguisme français/anglais.

Et je prends du plaisir à mettre mes maigres compétences à la traduction de sujets qui me tiennent à cœur : la notion de genre & les relations entre les êtres humains, en particulier sociales mais pas seulement.

Je suis ouverte à la discussion sur tous les sujets et en particulier les traductions de textes que je compte poster sur ce blog.

Les opinions qui y sont décrites ne sont pas les miennes, mais celles de leurs auteurs. J’essayerai bien sûr d’avoir leur permission avant de les publier et ne manquerait pas si c’est possible d’indiquer un lien pour les personnes qui s’intéressent au débat d’idées avec ces auteurs.

Ce blog n’a pour but que d’offrir des traductions de leur textes. Je suis ouverte à la discussion sur la qualité de mes traductions, toutefois j’accorde une grande importance à la fidélité au texte d’origine. Si vous voulez que celui-ci soit modifié c’est à leurs auteurs qu’il faudra alors vous adresser et non à l’humble traductrice que je suis.

Bonne lecture,

Claire G.

lalouvequirit @ 7 h 24 min
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EXIGEZ LE RESPECT. NE VOUS LAISSEZ PAS BAISER PAR LES MEDIAS.

Posté le Dimanche 8 décembre 2013

EXIGEZ LE RESPECT. NE VOUS LAISSEZ PAS BAISER PAR LES MEDIAS.

Il y a 4 ans, j’ai téléchargé une vidéo vers YouTube. J’étais nerveuse. C’était la première fois que je parlais si ouvertement du fait d’être transgenre et je savais qu’il était possible que je le regrette plus tard si jamais j’avais l’envie de retourner au placard. Je n’étais pas si sûre de moi à l’époque. J’ai fait une dépression, une fois, après que quelque chose d’horrible me soit arrivé sans aucune autre raison que le fait que je sois trans. Curieusement, ce n’est pas cet événement qui m’a presque fait perdre tout espoir – ainsi que mes esprits – mais bien plus de devenir un sujet de discussion national. Je suis plutôt audacieuse et extravertie. Je ne sais pas si Lucy Meadows était introvertie ou extravertie mais ces choses qui peuvent arriver aux gens comme nous m’effrayent.

Dans cette vidéo, je parle des hommes, qui, avant que je milite pour l’égalité, étaient mon sujet de prédilection. J’ai été avec beaucoup d’hommes. Lors de ma transition (du genre masculin au genre féminin) j’ai laissé beaucoup de ces hommes mal me traiter. Sans vouloir généraliser à propos de la moitié du genre humain, disons qu’il y a certains hommes qui traitent certaines femmes vraiment très mal. De par ma propre expérience, je dirais que les filles trans sont souvent les plus mal traitées. Ces hommes vous sauteront, bien sûr, mais n’espérez pas une invitation à dîner: il ne veut pas être vu avec quelqu’un comme vous. J’ai cru en cela durant quelques années et je me suis persuadée que je passerais le reste de ma vie toute seule. Faire des rencontres n’est jamais facile, oui mais c’est encore plus difficile si vous êtes trans. Je suis une bombe et j’ai été célibataire durant quatre annés c’est donc ma seule explication logique. Et par ailleurs, qui ne voudrait pas sortir avec une personne narcissique ?

Si j’avais vraiment eu une si haute opinion de moi-même, cela dit, je n’aurais jamais laissé des hommes me manquer de respect. Toute considération de genre mise à part, je suppose que beaucoup de personnes ont ce sentiment. Laisseriez-vous les gens vous traiter de la façon dont ils vous ont traitée quand vous aviez 17 ans ? On prend des coups et on mûrit. Vous exigez le respect si vous avez une bonne estime de vous-même. Ou peut être que vous ne le faites pas, et vous retrouvez alors embarquée dans des relations toxiques, basées sur l’inégalité, la honte et la peur. Beaucoup de personnes trans souffrent d’une faible estime d’elles-mêmes, à force de vivre dans une culture qui nous dit constamment que nous valons moins que n’importe qui d’autre, que nous sommes moins attirantes, moins sérieuses, moins importantes – et que nous avons moins de droits à la vie privée, à la décence, et à la simple dignité humaine accordée à n’importe qui d’autre. Beaucoup de personnes trans vivent et souffrent dans des relations toxiques.

J’ai donc commencé à exiger le respect. Tu es un beau mec ? Super, allons-y! Est-ce que tu me respectes? Non? Byebye! C’est drôle, mais après des années à avoir laissé les gens me traiter comme de la merde, à partir du moment où j’ai commencé à exiger le respect, je l’ai obtenu. J’ai dit aux hommes que si ils voulaient me voir, ils pouvaient m’inviter à dîner. Que si ils voulaient me voir saoule, ils devaient me sortir dans des cocktails. Assez vite, je n’ai plus eu du temps que pour un homme qui était fier de marcher avec moi main dans la main et à présent je passe le plus clair de mon temps main serrée dans la sienne. Nous venons juste d’acheter une maison ensemble.

J’ai eu une semaine intéressante et cela m’a fait réfléchir. Ma relation avec les médias est comparable à ma relation avec les hommes. Tout ce que j’y voyais au début était combien les gens comme moi étaient traités comme de la merde. Je pensais, bon, c’est l’ordre des choses, je dois faire avec, je l’acceptais. Je me laissais être inférieure parce que je laissais les autres me regarder comme inférieure. Nous étions dans le même bateau, nous avions signé un pacte. Il y avait des règles auxquelles je devais obéir, ne pas être vue ou entendue sous peine de risquer d’être abusée, violentée ou tournée en ridicule. « Si tu me vois en ville, ne me dis pas bonjour ou quoique ce soit, c’est entendu ? » – c’est ce qui m’était demandé par les hommes qui voulaient avoir des relations intimes avec moi. « Oh non, bien sûr. » répondais-je, « Je ne t’embarrasserais jamais en faisant ça ! »

Nous laissons les gens profiter de nous parce que nous sommes faibles, non ? Nous laissons les hommes nous pénétrer au cœur de la nuit sans nous embrasser parce que nous sommes seules. Nous laissons les réalisateurs de documentaires pénétrer notre intimité parce que nous voulons nous rendre réelles. Nous mettons du maquillage afin de correspondre aux canons de la beauté fixés par d’autres et montrons nos photos avant/après afin qu’ils nous aiment encore plus. C’est ce qu’ils attendent de nous, et, du moins au début, nous ne connaissons pas d’autres façons d’être.

Et si, nous leur disions d’aller se faire mettre ? Durant les deux dernières années, j’ai refusé un certain nombre d’offres venues des médias, parce que les personnes qui me les proposaient ne me respectaient pas. J’ai angoissé, bien sûr. Et si je n’avais pas d’autre occasion pour faire passer mon message ? Ce n’était pas vraiment différent de ma peur précédente de finir ma vie toute seule. J’ai exigé le respect, et je l’ai finalement obtenu, j’ai eu raison, les deux fois.

Les personnes trans, comme beaucoup d’autres personnes commencent à exiger le respect dans les médias. Katherine O’Donnell est rédactrice au Times en Écosse. Juliet Jacques bloggue pour le Guardian. Bethany Black est une humoriste. Vous riez peut être aux blagues de Bethany mais vous ne vous moquez pas de ces femmes (et d’autres comme elles) parce qu’elles n’ont pas accepté de se compromettre. Ne vous compromettez pas. Comme Juliet l’a écrit dans le New Statesman récemment, à propos de la façon dont les médias traitent les personnes trans, le compromis n’est pas souhaitable ni possible.

Cessez de nourrir les lions. Arrêtez de branler les branleurs. Qu’ils se débrouillent eux-mêmes.

© 2013 Paris Lees

traduction © 2013 Claire G.

texte original : http://lastofthecleanbohemians.wordpress.com/2013/03/29/demand-respect-dont-let-the-media-fuck-you/

 

lalouvequirit @ 9 h 09 min
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Un petit poème écrit en mai 2012

Posté le Mardi 19 novembre 2013

* Ode à la Haine, par moi même*

Etres humains de tout genre, de toute couleur de peau

Quelles que soient les stéréotypes qui encombrent votre cerveau

Par ces quelques mots, je vous envoie du fond de mon coeur
de mon âme

Toute la haine qui me ronge, et tout l’amour qui m’est possible

A vous qui punissez l’enfant qui pleure, à vous qui jouissez de l’horreur

Au violeur de Washington, aux assassins de Brahim Bouharram

Aux responsables incapables de rien faire que couvrir l’indicible

Je ne peux vous offrir que mon mépris et mon indifférence à vos mesquines souffrances

A toi qui console ceux qui souffrent, à toi qui sourie dans ta douleur

A toi la femme violée qu’on ne croit pas, à toi le pédé condamné à mort,

A toi le pédophile rejeté, à toi la négresse ministre de la justice,

Je t’offre la paix de mon coeur : je t’aime.

P-S : J’aurai préféré Madame Taubira à l’intérieur.

lalouvequirit @ 9 h 57 min
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Humour Trans (bilingue)

Posté le Lundi 18 novembre 2013

1

 

Qu’est-ce qui est long et dur chez les femmes trans ?

 

le service militaire.

 

2

 

- Hier soir, ça n’allait pas du tout, je me suis disputée avec mon copain, j’étais en pleine crise de larmes.

 

- Ah, et qu’est-ce que tu fais ?

 

- J’ai appelé ma mère, je lui ai raconté mes malheurs, combien les hommes c’était tous des salauds, tout ça. Elle m’a écoutée, a presque réussi à me remonter le moral…

 

- Et ?

 

- Et puis elle a dit « et surtout n’oublie pas que quoiqu’il arrive, quoique tu fasses, tu resteras toujours mon petit garçon. »

 

3

 

- L’autre soir, je suis allée à une réunion d’une association féministe dans mon quartier, il y avait plein de monde que je ne connaissais pas, des hommes des femmes, des grands des petits, des noirs des blancs, ça avait l’air super bien.

 

- Ouah ça a l’air génial, et alors ?

 

- Alors j’ai vu le thème de la discussion du soir : Actions non mixtes : Pour ou contre ?

 

4

 

- Depuis quelque temps, je fais tout mon possible pour que le mot trans soit utilisé comme adjectif et non plus comme nom, c’est lent mais j’ai l’impression que le message passe petit à petit.

 

- Oué t’as raison, c’est bien de militer pour des trucs importants comme ça !

 

- Et puis l’autre jour, j’ai entendu la Ministre des droits des femmes parler de la prostitution qui touche selon elle les femmes mais pas que.. qu’il y a aussi des hommes et des transgenres.

 

5

 

- Pourquoi les femmes ne savent pas faire de créneaux ?

 

- Parce que les hommes leur disent que ça <-> c’est 19 cm.

 

- Et toi ?

 

- Moi je n’ai pas le permis.

 

6

 

- L’autre soir, une amie à moi n’allait pas bien. Elle est en transition, et les hormones tout ça des fois ça la pèse, j’ai essayé d’être cool avec elle ça a été dur.

 

- Ah oui, faut dire que vu que toi, tu n’en prends pas, tu ne connais pas grand chose au problème des vraies trans.

 

1

What is long and hard for trans women ?

Military Service.

2

- The other day, i was feeling so bad after an argument with my boyfriend, i was all in tears.

- So, what you’ve done ?

- I called my mother, telling her about my misfortunes, how much men are all bastards and such. She did listen to me and almost succeed in making me feel better..

- And then ?

- Then she said « and please never forget that whatever happens, whatever you’ll do, you will always be my little boy. »

3

Last evening, i went at a meeting of a feminist’s group close to my place. There was of people i didn’t know : men, women, black people, white people, tall people, fat people. I thought it was going to be so great.

- Yay, congrats for you, and then ?

Then i saw the theme of the evening’s discussion : Sex-segregated* actions : For or against ?

4

Since some time, i am trying my best so that the word trans is used as an adjective and no more as a noun. It takes time, but i feel like the message is heard little by little.

- Yay, you are totally right, it’s great to take actions for important things like that !

And then, the other day, i heard the Minister of Women’s Right speaking about prostitution. She said women are not the only one affected but also  … men & transgenders.

5

Why women can’t park their cars ?

Because men told them that <-> is 8 inches.

And you ?

i don’t have a driving license.

6

-The other day, a friend of mine was not feeling good. She is transitionning, and hormons and such are not an easy thing for her. I did my best to be nice with her but it wasn’t easy.

- Oh sure, plus you are not under hormons, so you don’t know anything about the problems of real trans.

 

*: moins mauvaise traduction que j’ai trouvée/the less bad translation i have founded

lalouvequirit @ 4 h 43 min
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Philippe d’Orléans

Posté le Mardi 12 novembre 2013

Philippe d’Orléans (1640-1701)

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 Louis XIV et  sa soeur cadette.

Philippe, fille du roi Louis XIII de France et de Navarre, et de son épouse l’infante Anne d’Autriche, naît deux ans après son frère Louis, le 21 septembre 1640 à Saint Germain-en-Laye .

Le cardinal Mazarin et la reine Anne craignant qu’il ne devienne comme son oncle une source de conflit nuisible au pouvoir de son frère le roi, le jeune prince fut dès son enfance élevé en fille. En effet, elle a été élevée de façon à en faire un garçon efféminé et faible, à l’opposé total de son frère. On l’amena régulièrement jouer avec une autre fille de son âge, François-Timoléon de Choisy (futur abbé de Choisy, membre de l’académie française), que la mère habillait aussi en robe sur ordre d’Anne d’Autriche dans le but de satisfaire le petit Monsieur.

Même si ce fait historique peut être atténué par le fait que porter des robes était à l’époque normal pour les garçons en bas âge (jusqu’à l’âge de six ans environ), Philippe, elle, en portera occasionnellement même à l’âge adulte, s’habillant ouvertement en femme et aimant déguiser des femmes de la cour. Philippe, qui y fut encouragée, prit donc goût à porter des robes, se farder et se poudrer et à s’intéresser outrageusement à des futilités.

Côté financier, l’apanage de Monsieur faisait d’elle une des personnes les plus riches du royaume.Elle récupère entre autres les duchés d’Orléans et de Chartres, qui lui assurent de vivre à la hauteur de son rang, mais son frère lui refusera toutefois le comté de Blois (et donc le Château de Chambord) et le Languedoc qui auraient aussi dû lui échoir à la mort de son oncle Gaston. Philippe recevra en plus une importante rente du roi et tirera aussi plus tard des revenus de la construction du canal d’Orléans.

Ces revenus lui ont donc permis de vivre dans un faste équivalent à celui de la cour. Fut-elle une grande mécène ? On invoque volontiers le fait qu’elle fut par exemple la protectrice de Molière et de sa troupe, et que c’est grâce à elle que Molière se produisit pour la première fois devant le roi le 24 octobre 1658, mais en fait la troupe lui fut offerte le même mois que son château de Saint-Cloud par le roi et Mazarin en octobre 1658, alors qu’elle n’avait que dix-huit ans et quasiment aucun revenu : le comédien La Grange précise dans son Registre que les 300 livres annuelles promises à chaque comédien n’ont jamais été versées, et pour finir en 1665 Louis XIV retira la troupe à sa soeur pour en faire sa troupe personnelle. On ajoute aussi que Philippe accueillit l’académie de musique et l’académie de danse au Palais Royal ; en fait la grande salle de théâtre du Palais-Royal était indépendante de son palais, et elle avait été donnée à Molière par Louis XIV à l’automne de 1660; après la mort de Molière, il la donna à Lully qui y transféra ainsi son l’académie de musique sans que Monsieur ait son mot à dire. Ce qui est sûr, c’est qu’elle collectionna (comme son frère) des centaines de tableaux de maîtres et qu’elle amassa bijoux et pierreries.

Elle se maria deux fois, deux mariages imposés par Louis XIV. Le premier, avec la princesse Henriette-Anne d’Angleterre, devait resserrer les liens des deux pays. Cette dernière ne vivra que de fêtes et aura plusieurs amants, dont (selon plusieurs historiens) Louis XIV lui-même, ce qui irritera Philippe. De son côté, Henriette ne supporte pas les favoris de Monsieur. Elles ont tout de même trois enfants.

Alors qu’elle venait d’obtenir du roi l’exil du chevalier de Lorraine, Henriette meurt de façon plutôt mystérieuse à seulement 26 ans (des rumeurs d’empoisonnement par les favoris de Monsieur circulent aussitôt). Cette mort soudaine de Madame vaudra à Bossuet la célèbre oraison funèbre : « Madame se meurt, Madame est morte ».

Monsieur se marie ensuite le 19 novembre 1671 en la cathédrale de Châlons-sur-Marne avec la princesse Palatine qui, venant d’Heidelberg, se convertit rapidement au catholicisme à Metz pour l’occasion. Philippe ne s’intéresse pas beaucoup à elle (si ce n’est pour obtenir un héritier mâle). Il n’y a pas d’amour entre elles mais un respect mutuel puis une certaine camaraderie, Philippe étant une femme plutôt concilianteElles auront trois enfants dont le duc de Chartres, futur régent, et Mademoiselle de Chartres, future duchesse de Lorraine et de Bar, elle aussi régente de ses duchés. Après avoir eu ces trois enfants, elles se mettent d’accord pour s’épargner réciproquement le devoir conjugal.

Descendance

Avec Henriette d’Angleterre

Elle se marie le 31 mars 1661 avec sa cousine germaine Henriette d’Angleterre avec qui il eut :

  1. Marie Louise d’Orléans (27 mars 1662 †12 février 1689), devient reine des Espagnes et des Indes en épousant Charles II de Habsbourg. Ils n’eurent pas de descendance à cause de l’état de Charles.

  2. Philippe Charles d’Orléans, duc de Valois (16 juillet 1664 †8 décembre 1666), mort en bas âge.

  3. une fille née le 9 juillet 1665, morte peu après sa naissance

  4. Anne-Marie d’Orléans (27 août 1669 †26 août 1728) épouse le 10 avril 1684 Victor-Amédée II de Savoie et devient ainsi reine de Sardaigne. Elle hérita par sa mère de l’aînesse de la succession royale britannique (succession jacobite), qu’elle transmit à sa descendance dans la maison de Savoie. De cette ligne sont donc issus nombre de princes italiens et espagnols.

Avec la Palatine

Son second mariage, le 21 décembre 1671 avec Élisabeth Charlotte Wittelsbach von Pfalz dite la « princesse Palatine », avec qui elle eut :

  1. Alexandre-Louis d’Orléans, duc de Valois (1673 †1676), mort en bas âge.

  2. Philippe d’Orléans (2 août 1674 †1723), duc de Chartres, puis, ayant hérité des titres de son père, duc d’Orléans, et régent de France à la mort de son oncle Louis XIV.

  3. Élisabeth Charlotte d’Orléans (°13 septembre 1676 †1744), devint duchesse de Lorraine et de Bar en épousant le duc Léopold Ier puis régente des deux duchés de 1729 à 1737 et Princesse souveraine de Commercy de 1737 à sa mort.

De ce second mariage sont issus (entre autres) Philippe Égalité, le roi Louis-Philippe et tous les prétendants orléanistes au trône de France mais aussi par leur fille, la duchesse de Lorraine, qui fut la mère de François Ier, empereur du Saint-Empire, la Maison de Habsbourg-Lorraine notamment la reine Marie-Antoinette (°1755 †1793). De cette ligne sont aussi issus Napoléon II, fils de Napoléon Ier et de l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche.

 

Réflexions au sujet de cette personne

 

Je reconnais que ces renseignements sont peut-être un peu minces pour prétendre que Philippe d’Orléans était une femme trans hétérosexuelle, contrainte au lesbianisme par son frère au nom de l’intérêt supérieur de l’état.

Peut être était-il un homme homosexuel qui aimait à se travestir, c’est bien sûr une autre possibilité.

Ce qui est sûr, c’est qu’elle a eu une descendance qui a régné et qui continue de régner sur une grande partie de l’Europe, et qu’elle n’a pas transmis à ses descendants une grande tolérance vis-à-vis de sa non-hétéro-normalité, qui elle, est bien avérée.

Ce qui sûr également c’est qu’elle a également fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis des relations extra-conjugales de ses deux épouses, ce qui n’était pas extrêmement courant pour quelqu’un de si proche du trône.

L’histoire ne semble avoir retenu de cette personne que l’humour qui semble être ouvertement homophobe à son égard. « Monsieur » qu’on devrait plutôt appeler « Madame ».

Mais si Philippe était une femme trans, je ne pense pas que cet humour l’ai faite souffrir outre mesure ni qu’elle ai été fondamentalement malheureuse d’être appelée ainsi, bien au contraire. Et étant donné sa puissance réelle (elle devait être à l’époque la 2e personne la plus riche de France, derrière son frère aîné Louis XIV), je doute qu’elle serait restée sans réagir face à des insultes la ciblant.

Je me demande d’ailleurs si il ne serait pas judicieux de modifier la page wikipédia la concernant, ainsi que tous les livres d’histoire en lui reconnaissant à titre posthume le genre féminin, ce que je me suis amusée à faire sur cette page.

Quand à mes propos, il est possible qu’ils choquent les descendants de Philippe, mais je doute fort que Philippe en eût été outragée.

J’ai laissé le titre de Monsieur toutefois, car l’état civil de Philippe n’ayant jamais été changé, elle a bien eu ce titre et est connue comme telle dans l’Histoire de France.

Autre détail amusant si jamais son genre féminin était reconnu, cela ferait d’elle la seule femme à avoir pu hériter du trône de France.

Une femme Roi de France, ça aurait eu de la gueule, quand même.

Claire G.

 

lalouvequirit @ 4 h 57 min
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Lettre ouverte à tous les hommes de science (1)

Posté le Vendredi 8 novembre 2013

Texte original : http://muxeresenmovimiento.wordpress.com/2013/09/25/an-open-letter-to-all-medicine-people-who-disrespect-women-and-two-spirit-people/

 

 

Chers hommes et femmes médecines2 venant des 4 directions3,

 

Peu m’importe votre âge, peut m’importe quelle puisse être votre tradition spirituelle ou tribu d’origine, peu m’importe que vous soyez un sundancer4, peu m’importe que vous soyez un sang-pur, que vous soyez Mexica, Orisha ou des Premières Nations. Rien de tout cela ne vous permet de répandre des histoires et des idées qui dégradent les femmes et efface l’histoire des Two-Spirit5.

 

Je ne supporte plus d’entendre des histoires dans lesquelles les femmes sont dépeintes comme inférieures intrinsèquement aux hommes être considérées comme des légendes traditionnelles. Ce sont des mensonges, les femmes ont toujours été soit les égales des hommes ou considérées comme des chefs plus compétents que les hommes parce qu’elles pouvaient apporter la vie dans le monde, parce qu’elles savaient comment préserver la paix, et qu’elles savaient comment enseigner aux hommes que même si les batailles et les guerres sont parfois nécessaires, arrive un moment où les armes doivent être mises au rebut.

 

Je ne supporte plus d’accepter que nos traditions sur le polyamour soient utilisées pour justifier le fait que les hommes puissent coucher avec autant de femmes qu’ils le désirent. Si vous voulez explorer cette voie, il est vrai que nos traditions sont riches en exemples d’hommes ET de femmes ayant plusieurs partenaires. Mais ces hommes avaient alors la responsabilité de ces femmes, toute la communauté était au courant, les familles étaient d’accord, et si vous ne respectiez pas vos partenaires quelqu’un intervenait. Il ne s’agissait pas d’avoir des relations sexuelles avec autant de partenaires qu’il était possible, il s’agissait d’être assez digne pour pouvoir assumer une grande responsabilité.

 

Je ne supporte plus d’accepter que nos traditions de liberté sexuelle soient utilisées pour justifier le viol et la violence envers les femmes. Si vous voulez explorer cette voie, cela fait partie de notre tradition de vous laisser explorer votre sexualité, mais il nous a toujours été enseigné de le faire de manière RESPECTUEUSE : Cela signifie s’assurer qu’il y a consentement, que chaque personne ait une responsabilité pleine et entière dans le don et la création de plaisir pour l’autre personne, cela signifie honorer le caractère sacré de la sexualité. Malheureusement la triste situation actuelle est que la plupart des hommes pensent que leur sexualité n’est là que pour asseoir leur domination sur les femmes, en les utilisant afin de satisfaire tous leurs fantasmes sexuels. Ce n’est pas la tradition, ce n’est pas respectueux au sens premier du terme. La sexualité c’est le partage du pouvoir, le partage de la confiance, le partage de la passion, le partage de l’esprit. C’est se mettre d’accord pour prendre du plaisir avec le PLUS GRAND respect. Et pourtant, nous nous demandons pourquoi il y a tant de violence sexuelle au sein de nos communautés.

 

Je ne supporte plus non plus d’entendre des hommes-médecine1 prétendre que les Two-Spirit n’existaient pas dans leur tradition. Ce sont des mensonges éhontés. Nous avons TOUJOURS existé, nous continuerons d’exister partout sur cette planète et nous sommes importants. Chaque personne a reçu un genre spécifique de la part du créateur, et peut être qu’à certaines époques notre nombre a été plus faible, mais nous avons toujours été là, dans chaque tribu, y apportant notre diversité et notre créativité. Si vous dites que nous n’existions pas, vous avez tort. Nous avons toujours été là, c’est juste que vous l’avez oublié.

 

Et surtout, si vous êtes un homme-médecine et que vous dites que oui les Two-Spirit existaient mais que « nous ne savons que peu de choses à leur sujet » ou que les histoires ont été « perdues » alors j’espère que vous allez prier vos guides spirituels, vos ancêtres, ou utiliser tout ce qui est à votre disposition afin de retrouver ces histoires. Je veux vous entendre dire que vous faites tout ce qui est possible afin d’avoir des visions qui vous permettront de retrouver ces histoires perdues sur les Two-Spirit. Toutes les histoires, tout ce qui s’est passé peut toujours être retrouvé, et elles ne resteront perdues que si personne ne demande leur retour, ne cherche à les retrouver. La médecine Two-Spirit reviendra sur nos terres, elle reviendra totalement, elle reviendra honnêtement, elle reviendra afin de guérir les blessures et de relier ce qui fut brisé. Ce n’est pas négociable, ce n’est pas une option. C’est une nécessité.

 

Par ailleurs, et je m’excuse, parce que ce n’est pas très joli, mais tous ces mensonges ont eu des conséquences. Ils ont conduit au viol du corps des femmes, ils ont conduit à une faible estime de soi, ils ont conduit au suicide, ils conduit à des cœurs brisés, ils ont amené de la souffrance physique et morale, ils ont amené des personnes innocentes qui ne savaient rien de leur passé et de leurs traditions à croire que leur vie n’avait pas de sens, ils ont amené des personnes à se détester elles-mêmes pour ce qu’elles étaient. Il n’y a aucune excuse pour ce que vous avez fait. Cela doit cesser, en vérité je le dis. Oui, le colonialisme a également fait des dégâts, mais nous sommes aussi responsables du mal que nous nous sommes faits à nous-mêmes. Nous ne pouvons pas blâmer les visages pâles pour cela. Oui, ils nous ont inculqués leurs idées, ils nous ont peut-être même obligés à les appliquer, mais rien ne nous oblige à continuer à accepter cela. Nous devons prendre nos responsabilités et être les guérisseurs, être en quête de liberté, et soigner le mal qui a été fait.

 

Et si vous êtes en désaccord avec quoique ce soit de ce que je dis, alors je vous en prie, OSEZ. Venez à moi avec votre haine, venez à moi avec vos malédictions, venez à moi avec ce que vous voulez. JE N’AI PAS PEUR. J’écouterai vos arguments qui contredisent mes propos, ils n’auront aucun pouvoir sur moi. Donner aux femmes et au Two-Spirit l’égalité dans nos communautés, nous la méritons et l’attendons depuis longtemps.

 

Les esprits attendent.

 

Sincèrement,

 

-Anonyme-

 

 

Notes de la traductrice:

1 et 2 : dans le texte original « Medicine People ». Par jeu, et tout en sachant que ça change la nature du titre, je l’ai traduit par homme de science dans celui-ci, puis j’ai rétabli quelque peu le sens originel par la suite. Plus loin dans le texte j’ai traduit d’une troisième manière par homme-médecine. Toutefois, aucune de ces traductions n’est correcte car elles omettent toutes précisément le genre Two-Spirit.

3 : les 4 directions ont une grande importance dans beaucoup de cultures amérindiennes, et en particulier dans la tradition navajo, la communauté amérindienne la plus importante.

4 : toujours dans la culture amérindienne, renvoie à un type de shaman.

5 : toujours dans la culture amérindienne, les « Two-Spirit » sont des personnes qui se revendique à la fois masculin et féminin. Ces personnes y avaient un rôle de shaman guérisseur avant l’arrivée des hommes blancs, très souvent. Exemple célèbre : Petit Cheval dans le film « Little Big man ». A l’heure actuelle, c’est un genre connu par le mouvement queer aux Etats-Unis. Il me semble que dans la culture amérindienne avant l’arrivée des visages-pâles, ce genre regroupait ce que l’on appelle aujourd’hui les LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuel-les, trans-identitaires et intersexués) et donc de fait, toutes les personnes non hétéro-normées. Ces personnes étaient acceptées et n’étaient pas victime d’ostracisme, elles pouvaient donc vivre en couple (ou en polyamour) avec des hommes et/ou des femmes. Dans au moins une tribu amérindienne, il existait même des couples de Two-Spirit.

Lorsque les missionaires sont arrivés en même temps que les premiers colons, ces personnes ont du se cacher dans l’hétéro-normalité pour ne pas être traitées en sorcières ou abominables sodomites.

 

lalouvequirit @ 7 h 42 min
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Glossaire Trans (traduction)

Posté le Vendredi 8 novembre 2013

Avant-Propos

Bonjour! Je suis erin houdini, maîtresse des cordes, reine de l’évasion, et une femme avec un vécu trans. Ce glossaire a pour but de transmettre les concepts et les difficultés que nous les trans rencontrons au travers du langage que nous utilisons pour décrire nos vies. Tout en lisant ceci, veuillez garder à l’esprit que ce n’est pas une bible, et ce n’est pas non plus du politiquement correct. Les concepts et la terminologie que j’utilise dans ce guide sont en perpétuelle évolution, ainsi que cet article lui-même. Remerciements spéciaux à Theo et genderhack pour leur aide à la relecture et aux modifications.

Sources

GLAAD Media Reference Guide (7th Edition)
Whipping Girl, Julia Serano (2007)
The Riddle of Gender, Deborah Rudacille (2006)
Transgender Warriors, Leslie Feinberg (1997)
Transgender History, Susan Stryker (2008)

Conditions d’utilisation

Vous pouvez utiliser ce document comme bon vous semble tant que je suis citée et que vous mettez un lien vers transgender-glossary.html. N’hésitez pas à m’envoyer un e mail à erinhoudini@erinhoudini.com avec vos questions, avis, ou juste pour me dire que vous l’avez trouvé très utile (n’hésitez pas à me signaler toute erreur de traduction sur ce blog). Je vous prie de bien vouloir me le signaler si vous l’utilisez à des fins pédagogiques, dans une clinique ou un hôpital, ou dans tout autre cadre professionnel, car j’essaye que les informations qui s’y trouvent restent précises et d’actualité.

Étiquette Sociale 101

Si vous faites une erreur, acceptez d’être corrigé poliment, et passez à autre chose.

Ne soyez pas terrorisé à l’idée d’offenser quelqu’un par maladresse. Cela ne fait qu’aggraver les choses. Si vous faites une erreur et vous y tenez, c’est encore pire. Le comble serait d’avancer un argument montrant votre ignorance ou d’affirmer que vous en savez plus qu’une personne ayant plus d’expérience et de connaissance que vous sur le sujet. Faire une erreur et être corrigé, c’est normal, et cela ne fait pas de vous quelqu’un de stupide et d’insensible. Apprenez, et passez à autre chose.

Utilisez le nom qu’ils ont choisis.

Le nom « réel » d’une personne trans est le nom auquel elle a choisi de s’identifier, et aucun extrait de naissance ou paperasse bureaucratique ne peut aller contre ça. Toutes les personnes transgenres ne peuvent pas aisément changer leur nom légal ou n’ont pas l’age légal afin d’entamer la procédure. Ne mettez jamais leurs noms ou pronoms entre guillemets, c’est très sarcastique, voire péjoratif.

Utilisez des pronoms correspondant à leur identité.

Sans vous préoccuper de savoir si quelqu’un utilise des hormones ou a eu une opération chirurgicale, utilisez les pronoms correspondants aux identités de ces personnes. Si vous faites une bourde avec le pronom d’une personne, n’en faites pas tout un fromage. Les personnes trans comprennent que cela puisse arriver, corrigez votre erreur et passez à autre chose.

Si vous ne connaissez pas le pronom correspondant à une personne, faites preuve de tact.

Si vous ne connaissez pas ou n’avez jamais parlé à une personne, évitez d’utiliser tout pronom pour la décrire (en français utilisez « cette personne » au lieu du pronom il/elle, et donc accordez par la suite tout au féminin me semble être la meilleure solution bien qu’elle ne soit pas totalement satisfaisante, c’est la seule grammaticalement correcte [NdT]). Une fois installé dans une conversation plus cordiale, il n’est pas offensant de demander « Avez-vous un pronom préféré ? » Ne vous dirigez pas vers la seule personne qui a un genre non-conforme dans une pièce pour lui demander publiquement quel est le pronom qu’elle souhaite que l’on utilise, et ne supposez pas non plus que la seule réponse possible soit il ou elle.

Sexe et Genre 101

Genre

La façon dont une personne se réfère à elle-même et aux autres au travers de sa sexualité, de sa personnalité et de son corps physique.

Identité de Genre

L’état dans lequel se trouve une personne au niveau de ses sensations d’être homme ou femme, aucun des deux, les deux, etc.. Tout le monde a une identité de genre, même vous. Pour les personnes transgenres, leur sexe de naissance et leur propre réalité d’identité de genre ne correspondent pas.

Expression du Genre / Présentation

Les différentes manifestations physiques de l’identité de genre d’une personne au travers de sa façon de s’habiller, de sa coupe de cheveux, de sa voix, de la forme de son corps, etc.. (la plupart du temps celle-ci est masculine ou féminine). La majorité des personnes transgenres essayent que leur expression de genre (leur apparence) corresponde à leur identité de genre (qui elles sont), plutôt qu’à leur sexe de naissance.

Sexe

La façon dont sont classées les personnes en tant qu’homme ou femme basé sur des perceptions plus ou moins imprécises sur leur anatomie. Le sexe n’est pas quelque chose de gravé dans le marbre et aucun critère physique unique (par exemple les parties génitales, les chromosomes, les caractéristiques physiques secondaires, les niveaux d’hormones, la fertilité, etc..) ne peut définir entièrement une personne. Une telle classification est arbitraire et n’a pas de sens ailleurs que dans un contexte médical où une seule partie de l’anatomie a un sens.

Orientation Sexuelle

Cela décrit un mode durable d’attirance physique, romantique, émotionnel et/ou spirituel pour autrui. L’identité de genre et l’orientation sexuelle sont deux choses distinctes. Les personnes trans peuvent être hétérosexuelles, gays, lesbiennes, pansexuelles, queer, etc.. tout comme n’importe qui. Par exemple une femme trans qui est attirée en priorité par les autres femmes s’identifiera probablement comme étant une lesbienne.

Terminologie Trans 101

Trans

Préfixe ou adjectif utilisé simultanément comme abréviation pour transgenre ou transsexuel, provenant du mot Latin signifiant à travers ou de l’autre coté de. Parce qu’il évite les connotations politiques de chacun de ces deux termes, beaucoup considèrent trans comme étant le terme le plus utile et inclusif, car il y a des personnes transgenres qui ne s’identifient pas comme des personnes transsexuelles, et des personnes transsexuelles qui ne s’identifient pas comme des personnes transgenres.

Transgenre

Utilisé le plus souvent comme terme générique afin de définir les personnes dont l’identité de genre diffère du sexe ou genre qui leur a été attribué à la naissance, ou pour celles dont l’expression de genre diffère de ce qui est culturellement attendu d’elles. Des personnes utilisent transgenre comme étant leur identité de genre. Le terme transgenre n’indique aucune orientation sexuelle, n’implique pas non plus l’utilisation d’hormones, de modification anatomique, ou la façon dont ces personnes sont perçues dans leur vie de tous les jours.

Transsexuel

Similaire au terme précédent en ce sens qu’il indique un conflit entre l’identité de genre d’une personne et le sexe attribué à la naissance, toutefois il implique l’utilisation d’hormones, de modifications physiques voire chirurgicales afin de transiter d’un rôle sociétal de genre à l’autre. Ce terme a tendance à perdre de son attrait de par son coté réducteur et de par son utilisation problématique dans l’industrie pornographique.

Femme Trans / Homme Trans

Femme Trans définit une femme ayant une expérience transgenre. Elle peut s’identifier activement comme trans, ou elle peut également considérer qu’avoir été trans fait partie de son passé médical. Il est grammaticalement correct d’inclure un espace entre femme et trans. Bien sûr la même chose s’applique pour un homme trans. Sauf si la conversation est spécifiquement sur une problématique trans, vous devriez vous en tenir à homme ou femme (1).

Transition

Le processus compliqué qui consiste à laisser derrière soi son sexe de naissance . Une transition peut inclure: une sortie du placard auprès de sa famille, ses amis et/ou sur son lieu de travail; changer de nom et/ou de sexe légal; une thérapie hormonale; et parfois (mais pas toujours) une opération chirurgicale. Il est préférable de ne pas affirmer qu’une personne va « achever » ce processus au bout d’un temps précis.

CAFAB / CAMAB (2)

Acronymes venant de l’anglais et signifiant coercively assigned female/male at birth (attribué de manière coercitive de sexe féminin/masculin à la naissance). Aucune personne, qu’elle soit cis ou trans, ne choisit son genre de naissance, ce qui rend cela coercitif. Dans la culture trans anglophone, dans les rares cas où il est nécessaire de se référer au sexe de naissance d’une personne trans, c’est ainsi qu’il convient de faire.(3)

Chirurgie de ré-attribution sexuelle / SRS (4)

Renvoie à différentes procédures chirurgicales, qui ne sont qu’une petite partie de la transition. Peut également être appelée chirurgie de reconstruction sexuelle (GRS), ces deux termes sont préférés à « opération de changement de sexe » ou n’importe quoi avec le terme « réassignement ». Toutes les personnes transgenres ne choisissent pas de subir une telle opération (ou ne le peuvent pas pour des raisons financières ou médicales). Veuillez éviter d’exagérer l’importance de cette opération dans le processus de transition.

Dysphorie de Genre

Terme clinique renvoyant aux différents symptômes du malaise que ressent une personne par rapport au genre et au sexe qui lui a été attribué. Avant le DSM-V, le terme « trouble de l’identité sexuelle » était utilisé, mais ce terme a été supprimé car il amenait trop souvent à la stigmatisation des identités de genre non majoritaires et que celles-ci soient la source d’un diagnostic erroné d’une condition pathologique.

Transphobie

Peur, gêne, méfiance ou mépris vis-à-vis des personnes trans ou des concepts trans. Ce mot s’utilise de la même façon que les mots homophobie, xénophobie, misogynie, etc…

Travestissement

Le plus souvent utilisé pour décrire l’acte de s’habiller et de se présenter comme étant du genre « opposé ». Une personne qui considère cela comme étant une part essentielle de son identité peut s’identifier comme étant une travestie (5), En anglais, le terme Transvestite est devenu obsolète et a le même sens. Les drag queens et drag kings sont des artistes transformistes (5) qui pratiquent cela de manière stylisée, en exagérant volontairement des présentations de genre. Le travestissement est une forme d’expression du genre et n’est pas nécessairement lié à une activité érotique, et n’est pas non plus une indication de l’orientation sexuelle d’une personne. N’utilisez PAS ces termes pour décrire une personne qui est en transition ou envisage de le faire dans le futur.

Cis

Préfixe ou adjectif signifiant non trans, provenant du mot Latin qui signifie du même coté (par opposition à l’autre coté de). Il n’y a la plupart du temps aucune différenciation entre les termes cisgenre et cissexuel, car les deux impliquent que la personne est (la plupart du temps) à l’aise avec son genre de naissance. Dans des discussions dont le sujet central est une problématique trans, la différenciation entre les femmes qui sont trans et celles qui ne le sont pas devrait être faite en disant femme trans et femme cis, mais le plus probable est que ce terme ne sera même pas utilisé. Cis n’est pas un faux mot, pas une insulte, et n’a pas pour but de « labelliser » qui que ce soit ; considérez trans et cis comme des adjectifs descriptifs neutres analogues à homo et hétéro, une paire de préfixes dérivés du grec et utilisés pour discuter de sexualité.

Sexe et Genre 201

La Dualité de Genre (6)

Un système de pensée, qui voit le genre comme n’étant qu’un choix entre 2 catégories, masculine ou féminine, dans lequel toutes les autres possibilités que ce soit pour le genre ou l’anatomie sont considérées comme inexistantes. Ce système est oppressif pour quiconque niant son genre de naissance, et plus encore pour toutes les personnes ayant une identité de genre variable ou qui ne rentre pas dans une de ces deux catégories.

Binaire (7)

Utilisé comme adjectif pour décrire les genres masculin/féminin. Comme les genres binaires sont les seuls reconnus par la société comme étant légitimes, ils profitent d’un statut (injustement) privilégié.

Non-Binaire (8)

Terme générique utilisé pour définir tous les genres autres que femme/féminine ou homme/masculin, utilisé comme adjectif (ex : Jesse est non-binaire). Les genres non-binaires rentre dans le terme générique de trans-identitaires, mais toutes les personnes trans ne sont pas non-binaires (ex : Erin est une femme binaire avec un vécu trans).

Hétéro-normatif / Hétéro-normativité

Ces termes renvoient au système dans lequel la dynamique stéréotypée des relations entre hommes principalement hétérosexuels et femmes principalement hétérosexuelles est privilégiée, est vue comme étant normale/naturelle/juste, tandis que toute autre dynamique de genre et de sexualité est vue comme anormale/inférieure/mauvaise.

Queer

Utilisé largementafin d’indiquer que la personne rejette l’hétéro-normativité, signifie également le plus souvent que la personne est partisane d’idée progressistes et n’est pas hétérosexuelle. Il y a beaucoup de chevauchement entre les personnes queer et les personnes trans, mais toutes les personnes queer ne sont pas trans, et toutes les personnes trans ne sont pas queer. Le mot queer a longtemps été utilisé comme une insulte haineuse vis-à-vis des gays (9), beaucoup d’entre eux l’associent donc à leurs oppresseurs, faites donc preuve de tact en l’utilisant.

Genderqueer (9)

Similaire à queer, mais plus spécifique dans le rejet de la dualité de genre. Les personnes qui s’identifient comme genderqueer peuvent s’identifier comme n’étant ni homme ni femme, peuvent se sentir comme étant hors ou entre les 2 catégories, ou peuvent simplement se trouver trop restreintes par tout label de genre. Des personnes genderqueer s’identifient dans la dualité de genre (ex « une femme genderqueer »), mais rejettent les conventions et les attentes associées à ce genre.

Sexqueer (10)

Le refus de caractériser son propre corps comme étant masculin ou féminin. Être sexqueer n’est en rien une indication de l’anatomie d’une personne, de son genre de naissance, de son anatomie de naissance, et ne doit pas être confondu avec intersexué.

Intersexué

Décrit une personne dont les caractéristiques sexuelles à la naissance (ex anatomie, chromosomes) sont ambiguës dans le contexte de la dualité de genre. Une personne peut très bien ignorer qu’elle a une anatomie intersexuée jusqu’à ce qu’elle atteigne la puberté et que son corps ne change d’une façon différente de ce que à quoi elle pouvait s’attendre, ou même en se rendant compte qu’elle est stérile une fois adulte. La plupart des nourrissons intersexués nés avec une anatomie extérieure ambiguë de leurs parties génitales sont assignés dans un sexe par leurs parents et la communauté médicale et une chirurgie est pratiquée afin de conformer l’anatomie du nourrisson à cette assignation. Cette pratique est devenue de plus en plus sujet à controverse depuis que des personnes adultes intersexués se prononcent contre, arguant du fait qu’elles ont subies des procédures médicales potentiellement dangereuses sans avoir donné leur consentement. Une personne intersexuée n’est pas nécessairement une personne trans, cela n’implique rien non plus sur son genre ni sur son orientation sexuelle.

Bisexuel (11)

La définition du terme a changé récemment et signifie donc qu’une personne est attirée à la fois par son genre et les autres genres, ce qui permet à cette identité sexuelle assez banale d’être compatible avec le concept de genre non binaire, Merci à  http://radicalbi.wordpress.com/2011/02/22/words-binary-and-biphobia-or-why-bi-is-binary-but-ftm-is-not/ pour la mise à jour.

Pansexuel (11)

Personne ouverte à tous les genres et à toutes les sexualités. Les termes omnisexuel et multisexuel sont utilisés de la même façon, le terme monosexuel signifiant alors que la personne n’est attirée que par les personnes de son propre genre.

Héteroflexible

Similaire à bisexuel ou pansexuel, avec une préférence avouée pour l’hétérosexualité. Utilisé le plus souvent pour décrire qu’une personne intéressée principalement par des relations hétérosexuelles mais est « flexible » lorsqu’il s’agit d’avoir des relations sexuelles. Le terme homoflexible s’utilise de la même façon.

Terminologie Trans 201

Trans-Identitaires

La propagation des termes femme trans et homme trans a eu pour conséquence que le terme trans lui-même soit associé à l’idée de transitionner d’un genre binaire à l’autre. Beaucoup de personnes d’un genre non-binaire ainsi que d’autres personnes ayant des genres non conformistes préfèrent utiliser le terme trans-identitaires afin d’indiquer qu’elles ne sont pas cis tout en n’étant pas nécessairement non plus un homme ou une femme trans.

Gender Fluid (12)

Une identité de genre non-binaire qui indique que la personne évolue entre plusieurs genres, sexualités, présentations de genre, etc… Le terme bigender s’utilise dans la culture anglo-saxonne de manière similaire par les personnes ressentant la présence des genres masculin et féminin en elles, comme par exemple les travestis. Ne confondez pas ces termes avec Berdache, une identité de genre spécifique de la culture amérindienne d’Amérique du Nord.

Neutre

Une identité de genre renvoyant à une personne qui n’a pas de genre et/ou rejette l’influence du genre. Le terme asexuel est parfois utilisé de manière similaire. Une personne qui s’identifie comme neutre n’indique rien concernant son anatomie, son genre de naissance, ou le pronom qu’elle utilise.

Butch (13)

Une identité de genre ou une présentation qui est très masculine. En anglais ce terme peut être un adjectif, un nom ou un verbe.Bien qu’originellement lié à la culture lesbienne et queer nord américaine, ce terme est à présent utilisé en tant qu’identité de genre/expression de genre, et n’est donc plus associé implicitement avec le fait de s’identifier en tant que femme.

Femme (13)

Une identité de genre ou présentation qui est très féminine. De même que le précédent ce terme peut être utilisé comme adjectif, nom ou verbe en anglais. Ce terme est lui aussi lié à la culture lesbienne et queer nord américaine à l’origine, mais il est à présent utilisé en tant qu’identité de genre/expression de genre et n’est donc plus associé lui non plus avec le fait de s’identifier en tant que femme.

Drag

Présentation de genre exagérée, théâtrale ou artistique. Bien qu’utilisé la plupart du temps pour décrire des artistes transformistes (drag queens et drag kings), une personne d’un genre quelconque peut se comporter en drag. Le faire n’indique par ailleurs rien sur le sexe, l’identité de genre, ou l’orientation sexuelle de l’artiste.

Sissy

Utilisé habituellement par les travestis ayant une esthétique de « petite princesse », par exemple robes roses à froufrous, jupons, perruques blondes bouclées, etc..

Genderfuck / Genderfucking (14)

Terme anglophone sans équivalent en français. S’utilise pour décrire des expressions de genre qui tournent en ridicule la dualité de genre, la plupart du temps en tant que commentaire social ou argumentation politique.

Passer

Être perçu par autrui dans une identité, qu’elle soit de genre, de race, d’age, etc.. sans rapport aucun avec la façon dont la personne s’identifie elle-même. Par exemple passer pour un hétéro, passer pour une femme, passer pour un jeune.

Trans-Lover

Une personne cis qui a une attirance de type fétichiste pour les personnes trans.

Sexisme cis/ Suprémacie cis

Privilèges en faveur des personnes cis par rapport aux personnes trans, ou croyances que les personnes cis sont supérieures aux personnes trans car elles seraient plus réelles, naturelles, etc..

Étiquette Sociale 201

Terminologie à éviter

Avertissement : Tous les termes listés dans cette section ne sont pas nécessairement mauvais, mais ils peuvent être très dégradants si ils sont utilisés dans un contexte inapproprié ou avec la mauvaise personne. Veillez à éviter de les utiliser sauf si une personne s’identifie comme telle et vous demande de les utiliser.

Problématique: travelo, shemale, il-elle, hermaphrodite, T-girl, boi
Conseillé: n’utilisez aucun de ces termes.

Tous ces termes sont dénigrants. Travelo est une insulte qui a été utilisée durant des décennies pour décrire de manière injurieuse les personnes trans féminines. Même si des personnes trans ont adopté ce terme, il reste une insulte blessante pour beaucoup d’autres. She-male et ses dérivés sont des termes dégradants utilisés dans la pornographie. Même si T-girl et boi sont des identités assez communes, beaucoup de personnes trans ressentent que ces termes impliquent qu’elles ne sont pas « réelles » dans leur identité de genre.

Problématique: réel, bio, génétique, naturel, né
Conseillé: cis

Les personnes trans ne sont pas fausses, artificielles ou non-naturelles. Leurs gênes ont le même effet sur elles que sur les personnes cis, et elles sont nées pour être qui elles sont tout autant que les personnes cis. Cis est également préférable à non-trans, qui reviendrait à injustement mettre un label sur un groupe sans un mettre un sur l’autre.

Problématique: changement de sexe, pré-op, post-op, non-op, corps de femme/d’homme
Conseillé: ne pas réduire les personnes trans à des parties de leurs corps

Des parties du corps ne définissent évidemment pas l’identité d’une personne. Si vous avez besoin de parler de chirurgie, soyez le plus médical et spécifique que possible, par exemple « Erin a subi une vaginoplastie en Juillet 2009. » Faites preuve de tact lorsque vous demandez à une personne trans de vous parler de son passé médical. Le plus souvent, ce n’est pas vos oignons.

Problématique: MtF, FtM, transgenres, un/une transgenre, un/une transsexuelle, un/une trans
Conseillé: personnes trans, personnes transgenres, femmes trans, hommes trans

Les acronymes MtF et FtM sont encore assez souvent utilisés, mais leur usage tend à disparaître car ils laissent à penser qu’une personne reste en transition pour toujours et désignent les personnes trans avec leur genre de naissance. Trans et ses variations sont des adjectifs, et non des noms. Les utiliser en tant que noms enlève leur identité aux personnes trans et les chosifie. Ainsi, ne dites pas « Erin est une MtF », dites « Erin est une femme. »

Problématique: transwoman, transman, trans-woman, trans-man
Conseillé: femme trans, homme trans

Problème inexistant dans la langue française, mais existant en anglais de par la facilité qu’il y existe à créer des nouveaux mots ou des mots composés. Créer un nouveau mot pour identifier les femmes trans implique que celles-ci seraient un autre genre, distinct des femmes. La même chose s’applique aux hommes trans. En utilisant trans en tant qu’adjectif, il ne s’agit alors que de caractériser une partie restreinte tout comme avec d’autres adjectifs : une femme asiatique ou une jeune femme ou une femme politique.

Problématique: « entre les oreilles » contre « entre les cuisses »
Conseillé: le genre est ce que vous êtes, le sexe est la façon dont le corps médical classifie votre anatomie.

Le genre n’est pas plus une construction sociale que le sexe ne l’est, tout comme le sexe n’est pas plus réel que le genre. En outre, l’identité d’une personne qui naît de sa conscience d’elle-même et d’une vie entière de développement social est bien plus « réelle » que n’importe quel jugement basé sur le corps de cette personne alors qu’elle était encore un nourrisson.

Copyright (c) erin houdini 2009-2013

Traduction (c) claire g. 2013

Notes de la traductrice

L’anglais est une langue qui utilise des pronoms et le genre neutre grammaticalement, ce n’est pas le cas en français. Afin d’éviter cet écueil, j’ai décidé d’utiliser le terme « personne » pour désigner tout être humain, et la grammaire française m’impose alors d’accorder les adjectifs au sujet, et donc d’accorder systématiquement au féminin. N’y voyez pas de militantisme pour la suprématie féminine, il ne s’agit que d’une astuce grammaticale que j’ai jugée préférable à toute autre, pour éviter d’apporter une connotation militante trop forte à ce texte.

1: l’auteur inversait les termes, j’ai préféré traduire par homme ou femme car l’inverse n’est quasiment jamais utilisé en français.

2 : 2 acronymes dont je n’ai pas entendu d’équivalent français. dans le doute j’ai laissé tel quel.

3 : A ma connaissance, dans la culture trans francophone, le terme sexe de naissance est bien plus utilisé que l’acronyme anglais.

4 : l’acronyme renvoie à l’anglais et est parfois utilisé par les francophones, je n’ai jamais lu ni entendu parler d’un acronyme français équivalent.

5 : cross-dresser dans le texte d’origine. La grammaire française me conduit de nouveau avec ce terme à une impasse : Je sais qu’en français l’usage est de dire un travesti pour un homme qui s’habille en femme et une travestie pour une femme qui s’habille en homme, et que par ailleurs le terme artiste transformiste existe pour les personnes qui le font dans le cadre d’une activité artistique. La culture anglo-saxonne et la culture française divergent également car il ne semble pas que le terme travesti tombe en désuétude au profit d’un autre. Par contre en français le terme est d’une part très connoté négativement, et d’autre est a un genre, contrairement à l’anglais.

6: « The gender binary » en anglais dans le texte. A ma connaissance ce terme n’est pas utilisé dans la communauté trans francophone, j’ai donc pris la liberté de proposer une traduction qui me semble la plus juste possible.

7 : « Binary » en anglais dans le texte. Voir note 6.

8: « Non-Binary » en anglais dans le texte. Voir note 6.

9 : Chez les anglophones.

10 : ces deux termes me paraissant spécifiques à la culture trans anglo-saxonne, tant que ceux-ci ne sont pas utilisés dans la culture trans française (ou que d’autres termes le soient pour définir la même chose), j’ai préféré les laisser tels quels.

11 : en anglais dans le texte. Je ne connais pas de terme français équivalent.

12 : à titre personnel, je considère ces deux termes synonymes, l’un étant toutefois plus connoté queer (dans le sens politique) que l’autre. A ma connaissance, qui est certes partielle, les personnes trans-identitaires bisexuelles se disent pansexuelles, tandis que les personnes cis bisexuelles se disent bisexuelles. Il y a évidemment des exceptions.

13 : Ces deux termes sont très liés à la culture lesbienne nord américaine. Le terme butch pourrait être traduit à la rigueur par camionneuse, mais ce terme est très péjoratif. Quant au terme femme, étant donné que c’est un mot français, sa traduction est forcément problématique. Je sais qu’en français le terme fem est parfois utilisé. La problématique restant quand même lorsqu’il s’agit de l’utiliser comme adjectif.. « une femme fem  » est quand même assez repoussant à l’écrit et à l’oral.

14 : Néologisme anglais que j’ai laissé tel quel car le terme n’existe pas en français.

 

lalouvequirit @ 6 h 47 min
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